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Des cultures vivrières
Des cours d’agriculture ont été donnés aux habitants des villages « Nomade ». Sur des terrains prêtés (1) par le village de Tamou, du mil a été cultivé, des jardins potagers ou cultures de contre-saison (2)
(tomates, choux, courgettes, haricots verts, etc) ont été crées, des puits ont été creusés.
Une coopérative
Une coopérative a été créée. Ce grenier communautaire permet de stocker une partie de la récolte pour la protéger des fluctuations importantes des cours. Le Niger est rarement autosuffisant sur le plan alimentaire. Ainsi, à partir d’avril, les réserves de céréales sont souvent épuisées. Les prix triplent. Il faut attendre les récoltes en octobre pour être à nouveau approvisionné. Cette période est appelée « période de soudure ».
La coopérative entrepose le mil au moment des récoltes quand son cours est au plus bas. Il est revendu aux populations à partir d’avril à moitié prix du cours du moment, qui est au plus haut.
De l’élevage et micro-crédits
Grâce à des micro-crédits, Nomade a favorisé l’élevage, sous forme d’embouche de petits animaux : bovins, ovins et caprins. Le principe est le suivant : des jeunes bêtes sont achetées par l’association et fournis aux femmes ou aux enfants qui les élèvent. Une fois adultes, les animaux sont revendus ou conservés pour constituer un cheptel. Au bout de 2 à 3 cycles, les bénéfices permettent de rembourser le prêt initial. À ce jour, 95 % des prêts ont été recouvrés et réinjectés dans le cycle.
(1) Dans le Sud du Niger, les Peuls, peuple nomade partiellement sédentarisés, considèrent qu’une terre appartient à celui qui la cultive et qui y réside. C’est pourquoi Nomade a pu obtenir des terrains facilement.
(2) En dehors de la saison traditionnelle de la culture.